La décision d'occupation a été prise lors d'un vote à main levée dans un amphithéâtre de l'université où des étudiants avaient réuni un "comité de mobilisation", pour décider des modalités pratiques de la grève et du blocage.
"L'occupation est décrétée", a déclaré à la tribune un des organisateurs, William, membre de la FSE (Fédération syndicale étudiante) devant environ 300 participants.
Auparavant, la séance avait été houleuse, certains étudiants contestant la décision de blocage prise lors d'une assemblée générale, vers 14h45.
"Où on va? Où on va? On va reporter nos partiels! Il y a des gens ici qui viennent de province! C'est de la foutaise. Il (Nicolas Sarkozy, ndlr) a été élu au suffrage universel. Les Français ont voté!", a dit vivement l'un d'entre eux après s'être emparé du micro.
D'autres, hors micro, craignaient que l'occupation n'entraîne une évacuation de force par la police dès le premier jour du mouvement et la fermeture de Tolbiac, qui "casserait" leur mouvement.
Les organisateurs ont par ailleurs invité les participants à se retrouver à 07h30 jeudi matin pour organiser le blocage des accès au site.
Vers 19h00 le site était encore ouvert et on ignorait si les occupants obtiendraient d'y rester pour la nuit.
