08 avril 2007

Argumentaire contre sarkozy

A tous ceux qui hésitent encore et qui se laissent tenter par un pseudo vote utile, il est conseillé de lire ces quelques pages qui résument parfaitement les incohérences et les contradictions de Nicolas Sarkozy. 

Argumentaire_contre Sarkozy

 

A faire partager!!

03 mars 2007

Communiqué de presse de Jacques BOMPARD

Voici le communiqué de presse de Jacques BOMPARD, Président du M.P.F. Vaucluse, en date de ce vendredi 2 mars. Il résume très bien la situation.

Communiqué :

Monsieur Le Pen, dans une conférence de presse, hier jeudi 1er mars, a déclaré vouloir porter plainte contre moi au motif que j’aurais écrit à un maire avec un papier à en-tête de la Ville d’Orange, afin de le dissuader de signer pour le président du Front national. Monsieur Le Pen ment.

En effet, ce courrier adressé personnellement le 13 décembre 2006 à monsieur Devantherey, maire de La Batie Monsaléon, dans le 05, est à en-tête de la fédération M.P.F. du Vaucluse et non de la Ville d’Orange. Monsieur Le Pen le sait fort bien puisqu’il possède une copie de ce courrier, mais, sans doute, pensait-il renforcer ses dires par ce mensonge ridicule.

Par ailleurs, il n’y a rien de plus légitime et de légal que d’écrire à un maire pour lui demander de parrainer son candidat plutôt qu’un autre. Je me suis entretenu à plusieurs reprises au téléphone avec le maire de La Batie Monsaléon. Celui-ci hésitait entre parrainer monsieur de Villiers et monsieur le Pen. Il m’a dit qu’en définitive son choix se porterait sur monsieur Le Pen. J’ai tenté à plusieurs reprises de le faire changer d’avis, en argumentant sur les projets politiques du M.P.F. et du F.N. En vain, semble-t-il. Je le regrette. Mais ma démarche était conforme à la légalité et à l’esprit démocratique. Il n’y avait aucune «manœuvre» et je ne vois pas comment j’aurais pu en décembre 2006 «nuire à la sincérité» d’un scrutin qui se déroulera en avril et mai 2007. Soit monsieur Le Pen ne connaît rien au droit, soit il fait de l’agitation. Le connaissant, je parierai pour un mélange des deux.

J’ignore si monsieur le Pen a vraiment des difficultés pour obtenir ses parrainages ou si, comme en 1995 et 2002, il fait du cinéma afin d’attirer l’attention sur lui et jouer les victimes.

Mais ce que je sais, c’est qu’il ne doit s’en prendre qu’à lui-même, à ses dérapages, à sa suffisance, et à son mépris pour les maires et autres élus locaux, s’il a des difficultés à obtenir des parrainages auprès d’eux. Je sais également que l’U.M.P. qu’il prétend combattre cherche par tous les moyens à lui fournir le nombre de signatures qui lui manquent, corroborant ce que j’affirme depuis plusieurs années maintenant : Le Pen est utile au Système, appartient au Système en place.

05 février 2007

Le bon sens de Deniau

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L'été dernier, Jean-François Deniau avait envoyé à L'Express un texte vengeur sur le sort funeste fait par nos ministères au 4e centenaire de Corneille, article qui n'avait finalement pas été publié. C'est un document inédit: ce coup de gueule ressemble tant à son académicien d'auteur, mort mercredi:

Nous sommes-nous tombés sur la tête? Après la quasi-non-célébration d'Austerlitz, mais celle de Trafalgar, la logique devait nous conduire à appeler la gare Montparnasse Waterloo Station et à débaptiser quelques boulevards portant des noms de maréchaux. Je vois assez bien une grande avenue Sedan. Quant au pont d'Iéna, pourquoi pas pont d'Azincourt ? La mode actuelle est de nous donner en modèle nos revers, nos échecs, nos fautes. Elles ne manquent pas... Bref, de faire de nous un antimodèle. N'oublions pas de supprimer avenue et lycée Voltaire, qui, lui, fit vraiment fortune avec la traite, et non ce pauvre Corneille.

Corneille... L'année 2006 devrait fêter le 4e centenaire de sa naissance. Grand auteur français. Un classique entre les classiques. Les ministres compétents - Culture ou Education, je m'y perds - ont dû prévoir de solennelles manifestations d'hommage ? Eh bien, non ! A cette date, rien d'important n'est organisé. D'obscurs sbires de corridors, qui régentent notre vie intellectuelle, auraient découvert une parenté de Corneille avec un bourgeois de Rouen, qui, comme tout habitant des ports, de la Suède au Portugal en passant par Nantes, Bordeaux et toute l'Angleterre, a pratiqué la traite des nègres, en concurrence avec les Arabes et les tribus africaines elles-mêmes. Corneille est donc déclaré politiquement incorrect et ne sera pas célébré. Je signale que de telles punitions familiales, s'étendant sur plusieurs générations, ont été le signe des pires dictatures. Il est triste de la voir régner dans nos antichambres.

Mais, direz-vous, il y a quand même Le Cid ! Les plus anciens d'entre nous se souviennent du Cid monté par Jean Vilar, qui n'était vraiment pas de droite, pour le Théâtre national populaire, qui ne l'était vraiment pas plus, avec Gérard Philipe dans le rôle. Et dans Paris, et dans la France entière, ce fut une rumeur de bonheur, d'admiration, d'émotion. On s'appelait au téléphone, on s'écrivait, on se donnait rendez-vous. Eh bien, c'est fini. Le Cid est mal vu. Est même honni. J'ai entendu la condamnation :"Une pièce d'extrême droite." Nos penseurs de l'Education auraient autorisé une exception à Rouen, ville natale de Corneille, mais au titre de la politique culturelle locale, sans plus. Et attention, pas Le Cid en français, pas celui écrit par Corneille, non, un Cid interprété en chébran ou autre langage des banlieues. Je ne peux pas le croire. Les autorités compétentes vont s'indigner, à juste titre, que de pareilles rumeurs infâmes puissent être répandues. Déjà, je bats ma coulpe et fais amende honorable.

Alors on me dit - je ne peux toujours pas le croire - qu'il y aurait dans le cas du Cid plus grave qu'un délit familial de commerce de bois d'ébène datant de plusieurs siècles. Un crime de mots. De mots inadmissibles. Réactionnaires, extrémistes, provocateurs. J'aime les chiffres. Dans le théâtre de Corneille, le mot gloire est prononcé 770 fois. Devoir, 344 fois. Honneur est cité 544 fois, courage, 346 fois, vertu, 526 fois... L'Education dite nationale peut-elle tolérer pareilles provocations ? Cela ne suffit-il pas à condamner une ouvre, à la rejeter aux poubelles de l'Histoire, à la taxer d'infamie ? Des mots impardonnables. Les dictatures ont toujours été très portées sur la condamnation des mots et par les mots. Je me souviens de la"hyène dactylographe", qui avait supplanté le "rat visqueux", un peu vieux jeu. Nos maîtres de la pensée sont à bonne école.

Ce que je viens d'écrire est sûrement faux, malveillant, mal informé, condamnable, diffamatoire, une atteinte déterminée à la considération et à la dignité de ministères respectables et de spécialistes éminents. Soit. Nous ne sommes qu'en août. L'année se finit en décembre. Je vais donc recevoir un démenti particulièrement cinglant, précisant notamment les grandes célébrations prévues, et depuis quelle date, pour honorer comme il convient l'année Corneille et Le Cid. Ce démenti cinglant, je l'attends ; oserais-je le dire, je l'espère. On a sûrement exagéré des ragots irresponsables. Les fonctionnaires dits compétents dormaient. J'aurais au moins contribué à les réveiller. Vive Corneille et Le Cid !

Jean-François Deniau

19 novembre 2006

Prise de conscience au Monde....

Une fois n'est pas coutume, nous vous conseillons la lecture d'un article du Monde de Yann Ternisien. Il nous présente un bref aperçu de la situation de l'islam dans le 9-3. Y aurait-il une "villiérisation des esprits"?? 

 "Un an et demi plus tard, dans un rapport publié après les violences urbaines d'octobre-novembre 2005, la tonalité était sensiblement différente. Les RG parlaient d'"insurrections non organisées" dans lesquelles les islamistes n'auraient joué "aucun rôle". Ceux-ci auraient eu, au contraire, "tout intérêt à un retour rapide au calme pour éviter les amalgames".

Quelle version croire ? Aujourd'hui, la thèse la plus répandue est que les "grands frères" auraient joué un rôle modérateur, comblant le vide laissé par les élus, les forces de l'ordre, les acteurs sociaux ou les associations de quartier. Bref, les "barbus" auraient remplacé la République.

Au cours des nuits d'émeutes de novembre 2005, ce qui a surtout frappé les observateurs, ce sont les rondes de nuit organisées par des pères de famille, la plupart musulmans pratiquants, pour ramener les jeunes à la raison - voire à la maison. Hassen Farsadou, président de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93), a participé à ces rondes à Aulnay-sous-Bois. "Nous avons commencé à bouger avant même que la mairie ne réagisse. Tout le monde était dépassé. Nous avons contribué à calmer les choses." Pourquoi ont-ils voulu jouer ce rôle de médiateurs ? Pour Abdelghani Haddouche, responsable de la mosquée du Pré-Saint-Gervais, la question est presque incongrue. "Pourquoi ? Mais parce que c'est notre ville, notre vie ! Et parce que c'est interdit de brûler des voitures !"

Visiblement, les émeutiers n'étaient pas des piliers de mosquée. "Les jeunes de mon quartier, je les connais, témoigne M. Haddouche. Ceux qui ont participé aux émeutes n'étaient pas spécialement pratiquants..." "Il ne faut pas se voiler la face, rectifie Mohammed Henniche, secrétaire général de l'UAM 93. La plupart des émeutiers étaient d'origine musulmane. Notre première réaction a été de nous dire : il faut les calmer. Sinon, on va encore coller ça sur le dos de l'islam et des musulmans. D'ailleurs, c'était le prisme des médias anglo-saxons qui ont pris contact avec nous : pour eux, c'étaient les musulmans qui se révoltaient."

Si ce type de médiation a eu une influence quelconque, il n'est pas sûr que ce soit grâce à l'islam. "J'ai assisté à l'une de ces tournées, témoigne Nicolas Mom, qui écrit des articles pour le site musulman saphirnews.com. Les jeunes écoutaient les adultes, parce que ces personnes leur rappelaient leurs parents. Il y avait un enjeu de dialogue entre les générations."

Mohammed Henniche était conscient qu'il s'exposait aux critiques en organisant ce type de médiation. "A un moment donné, on s'est dit : "Il faut qu'on arrête, sinon on va impliquer l'islam". En même temps, on ne pouvait pas rester les bras croisés." Effectivement, l'islam a été mis en cause indirectement après les violences urbaines. Dans sa lettre du 13 juin adressée au ministère de l'intérieur, Jean-François Cordet, préfet de la Seine-Saint-Denis, déplore que "le relais de la gestion locale (soit) pris par les "barbus"", et que leur influence se fasse sentir "à chaque réveil de l'agitation dans telle ou telle cité".

Indéniablement, l'islam a imposé sa marque dans le paysage de certains quartiers du "9-3", la Seine-Saint-Denis. Les non-musulmans sont frappés par les tenues vestimentaires. Voile sous toutes ses variantes, laissant apparaître, au choix, le visage ou seulement les yeux. Pour les hommes, c'est le look "BCBG" : barbe, chapelet, bâton de siwak (pour se curer les dents), gandoura. Karim Azzouz, membre du Collectif des musulmans de France (CMF), s'insurge contre ces préjugés. "L'habit ne veut rien dire. Moi, je suis vêtu comme tout le monde. Pourtant j'ai des opinions politiques radicales. Un membre du Tabligh (mouvement prosélyte et piétiste), qui ne fait pas de politique par principe, portera le qamis (djellaba) et la barbe longue..."

Certains secteurs se sont doucement islamisés. Boucheries halal, librairies islamiques, kebab fast-food, agences de voyages pour La Mecque, taxiphones pour appeler au bled, coiffeurs maghrébins qui manient la tondeuse. Pendant le ramadan, les restaurants sont fermés le midi. Certains préviennent en vitrine que leur jour de fermeture est le vendredi. Mohammed Henniche a son explication : "Beaucoup de musulmans très pratiquants ouvrent un petit commerce. Cela leur permet de pratiquer un islam rigoriste sans rendre de comptes à un patron." Pour Karim Azzouz, cette islamisation du paysage est liée à "un effet de rattrapage et un effet de concentration". Il s'explique : "Des boucheries halal, il n'y en avait pas suffisamment. Et l'embourgeoisement des centres-villes conduit à refouler les populations musulmanes aux marges."

Tous les vendredis, les mosquées sont pleines. Selon l'annuaire La Boussole, qui les recense, il y aurait cent cinq lieux de culte musulman dans le département, tout compris : mosquées, salles de prière aménagées dans des foyers, des pavillons, des friches industrielles. "On est au maximum de capacité", constate Hassen Farsadou. Karim Azzouz va plus loin : "Les nouvelles mosquées sont tout de suite remplies. A Bagnolet, il y avait trois petites salles de prière dans des foyers, toujours pleines. On a ouvert une nouvelle mosquée de 1 000 places. Elle n'a pas vidé les foyers, au contraire. Tous les vendredis, les quatre lieux de culte débordent."

Ces mosquées sont fréquentées majoritairement par des jeunes. "Ils subissent un sermon en arabe qu'ils ne comprennent pas pendant une heure, déplore M. Azzouz. Dans le meilleur des cas, ils ont droit, à la fin, à un résumé en français qui dure cinq minutes." Dans ce cas, pourquoi tant de jeunes à la mosquée ? "C'est peut-être simplement un phénomène démographique, avance Karim Azzouz. On a affaire à une population très jeune."

L'islam, en Seine-Saint-Denis, n'est pas plus radical qu'ailleurs, il le serait même moins. Sur les deux mosquées identifiées comme salafistes, à Stains et à Noisy-le-Grand, l'une a changé d'imam, l'autre a été fermée. Désormais, les principaux centres salafistes se situent dans les Hauts-de-Seine. Karim Azzouz relève cependant, ici comme ailleurs, "une évidente progression du salafisme au détriment du Tabligh", même s'il n'est pas "sanctuarisé" en un lieu précis. "Aujourd'hui, les mosquées sont tenues principalement par des Marocains traditionalistes, souvent proches du Tabligh", estime Mohammed Henniche.

L'islam du 9-3 est un islam émietté. Aucune organisation ne serait en mesure de le mobiliser. Karim Azzouz est bien placé pour le savoir. Son mouvement, le Collectif des musulmans de France, a été l'un des organisateurs des manifestations contre la loi sur le voile, en 2004. Récemment, il a tenté de mobiliser en faveur de la Palestine. Echec dans les deux cas. "Personne n'est en mesure de faire descendre les musulmans dans la rue, déplore-t-il. L'islam du 9-3 est composé de groupes autonomes en reconstruction permanente."

La meilleure preuve de cet émiettement a été apportée par les résultats de la fatwa (avis juridique) édictée par l'Union des associations islamiques de France (UOIF) au plus fort des émeutes. Ce texte condamnait les violences au nom de la religion et appelait au calme. L'effet a été égal à zéro. Mieux encore, l'UOIF, association qu'on prétend influente auprès des jeunes musulmans, a été dénoncée de tous côtés. "Faire une fatwa pour des gens qui ne sont pas pratiquants, cela n'a aucun sens", peste Hassen Farsadou.

Rares sont les organisations religieuses qui ont une influence sur la jeunesse des banlieues. Mohammed Colin, 28 ans, directeur du site saphirnews.com, le reconnaît : "Il manque des cadres en contact avec les jeunes des quartiers. Ceux qui sont en phase d'ascension sociale, c'est-à-dire tous les diplômés, quittent les périphéries. Dans ce sens, nous sommes dans une situation très différente de celles des chrétiens de gauche du XXe siècle, qui allaient au contact du monde ouvrier."

Lorsque l'islam joue un rôle dans le tissu social des quartiers, c'est plutôt par défaut. "Le cas typique est celui d'un groupe de sept ou huit étudiants qui se crée pour faire du soutien scolaire, explique Karim Azzouz. Ils sont tous musulmans et fréquentent la mosquée, à l'exception d'une Antillaise et d'un Portugais. L'association va être forcément estampillée comme islamiste. A l'inverse, une mère de famille voilée qui va essayer de s'impliquer dans une association de parents d'élèves sera refoulée." Si l'on en croit Karim Azzouz, il ne resterait, dans certains quartiers, que "des associations musulmanes, quelques équipes de foot et le Front national".

Xavier Ternisien Article paru dans l'édition du 17.11.06

29 octobre 2006

Bayrou aussi!

Voici un excellent article de Xavier Lacroix, professeur à l’université catholique de Lyon.

 "Il est troublant de voir un homme politique présenté comme sage et modéré perdre toute rigueur dès lors qu’il s’agit d’un sujet idéologiquement sensible. François Bayrou, qui donnait il y a quelques mois à ses pairs le conseil d’éviter les «simplismes» et les «amalgames», en fournit lui-même un bel exemple lorsqu’il propose d’ouvrir l’adoption simple aux couples homosexuels. Autant que le contenu de sa proposition, ce sont les arguments sur lesquels il s’appuie qui inquiètent

Ainsi, comment peut-on dire de bonne foi que «l’adoption simple n'entraîne pas un lien de filiation» ? Tous les juristes savent qu’il y a là une contrevérité : l’adoption simple, même si elle n’a pas des effets aussi puissants que l’adoption plénière, vise à créer un lien de filiation entre l’adoptant et l’adopté. Il faut donc que cette filiation demeure plausible. C’est ainsi qu’une grand’mère ne peut adopter simplement ses petits enfants, à cause de la confusion des générations qui en résulterait. L’un des partenaires d’un Pacte civil de solidarité ne peut non plus adopter l’autre. Ne pas tenir compte de cela reviendrait à détourner le sens de l’adoption.

Par ailleurs, comment peut-on dire que la filiation d’origine est maintenue alors que, dans le premier cas d’adoption simple consenti à deux femmes lesbiennes en France, l’enfant avait été conçue par insémination artificielle ?

La stratégie de l’inflation numérique

Il est troublant également de voir M. Bayrou arguer du nombre de foyers concernés. On pourrait s’interroger sur la conception du droit impliquée par une telle mise en avant du quantitatif. Mais c’est le nombre avancé lui-même qui doit être contesté, car son montant est d’emblée orienté idéologiquement : le nombre de 300.000 enfants concernés est celui qu’avancent les militants de l’APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens), en s’appuyant sur un mode de calcul fortement contestable (estimation du nombre de personnes homosexuelles d’après les pourcentages du Rapport Kinsey, de 1948, lui-même sujet à caution et revu à la baisse depuis). Une sérieuse étude de l’I.N.E.D. donne, quant à elle, le nombre de 30.000 couples homosexuels (vraisemblablement, donc, d’un nombre d’enfants inférieurs).

L’inflation numérique est une stratégie bien connue. En 1975, on avançait le nombre de 800.000 avortements clandestins par an, alors qu’après la loi Veil on en enregistra autour de 200.000. En 1999, on affirmait que cinq millions de personnes attendaient le Pacs, qui s’avéra n’en concerner que 30.000 par an. Va-t-on de la même façon, parce qu’il existe en France 30.000 familles polygames, conclure qu’il faut instituer la polygamie ?

Car c’est bien d’institution qu’il s’agit. N’instituons pas dans la loi un mensonge, l’idée qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères. La vérité est préférable, dût-elle signifier un manque. L’enfant vit avec son père et, éventuellement, le compagnon de celui-ci ; avec sa mère et avec la compagne de celle-ci.

D’autant plus que, pour faire face aux situations existantes, les possibilités juridiques ne sont pas absentes : il est déjà possible, selon la loi, que le compagnon du père ou la compagne de la mère demande et obtienne une délégation d’autorité parentale. Définissant une responsabilité parentale mais n’instaurant pas de filiation, cette voie est plus claire que l’institution de la confusion."

Vu sur http://www.libertepolitique.com/


Voici son dernier ouvrage:

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Un rapport oublié

Il y a des rapports que l'on exhibe, que l'on publie, que l'on vante, et d'autres que l'on oublie très vite. L'exemple du rapport Obin en est l'illustration la plus frappante. En juin 2004, l'inspection générale de l'Education nationale remettait au ministre un rapport sur "les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires".

Les rédacteurs de ce rapport, pourtant officiel, qui ont l'habitude de vanter les mérites de la société multiculturelle, ont fait preuve d'un certain courage en osant pourfendre les "nons dits" du politiquement correct. Ils décrivent "l'islamisation des quartiers" et la radicalisation des jeunes refusant en bloc la culture et l'histoire de notre pays et de notre civilisation. Il faut bien parler de courage, tant la pensée unique est oppressante dans le fameux ministère de l'éducation nationale.

Ce rapport a été clairement censuré puisqu'il est toujours introuvable sur le site officiel du ministère. Cela démontre, une fois de plus, la lacheté des hommes politiques français qui, bien qu'avertis du danger et conscients des réalités du terrain, préfèrent s'engouffrer dans le "mensonge par ommisison" plus intéressant politiquement.

Téléchargez ce rapport et combattez la censure en le communiquant autour de vous:

rapport_obin.pdf

Marius