19 décembre 2008

Drapeau européen: Prague répond à Nicolas Sarkozy

La République tchèque, qui assumera la présidence de l'UE à partir du 1er janvier 2009, a rejeté mardi les commentaires du président français Nicolas Sarkozy sur le refus du Président tchèque de hisser le drapeau européen sur le Château de Prague, siège officiel de la présidence tchèque.

 Nicolas Sarkozy frise l'ingérence. C'est en substance ce qu'a déclaré le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, en réaction aux commentaires tenus par Nicolas Sarkozy sur le refus de son homologue de hisser le drapeau européen sur le Château de Prague où réside le président tchèque.
Cité par l'agence de presse CTK, il a déclaré qu'"il n'appartient pas à un autre chef de l'Etat de critiquer notre président (Vaclav Klaus) pour cette raison". Selon lui, aucune loi n'oblige à hisser le drapeau de l'UE.
Si le drapeau européen ne flotte pas sur le château de Prague, il est présent au fronton de plusieurs ministères, dont le palais Cernin, siège des Affaires étrangères et l'Académie Straka, siège du gouvernement à Prague.

"dissident européen"

De son côté, le porte-parole du président, Radim Ochvat, a déclaré que "le Château de Prague est un symbole de l'Etat tchèque et non de l'Union européenne" avant d'affirmer qu'"il n'y a aucune raison de modifier ces traditions historiques".
Ces déclarations font échos aux propos tenus par Vaclav Klaus, le Président tchèque, qui s'est récemment présenté comme un "dissident européen".

Source: Nouvel Obs

"Nous allons entrer dans l'arène"

Libertas se lance dans les Européennes 2009

 

Notez la dernière phrase du journaliste: "ce mouvement pourrait surprendre une nouvelle fois"......

18 décembre 2007

REFERENDUM!!!!

02 octobre 2007

Tous à Paris le 19 octobre!

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05 avril 2007

L'éditorial de Paul Marie Couteaux

D’énormes mensonges

En essayant d'attraper, chacun à sa façon, une partie des camps des NON, les trois candidats de la supranationalité européenne - la triade Royal-Sarkozy-Bayrou - montrent l'étendue de leur duplicité. Non seulement ils ne remettent pas en cause les principes pourtant récusés de la Constitution européenne, mais encore, ils font semblant de croire que leurs programmes sont compatibles avec les cadres actuels de l'U.E., ce qui est faux :
- le coût de leurs programmes, s'ils étaient appliqués, ferait dépasser de beaucoup les 3% de déficit budgétaire imposé par le traité de Maestricht ;
- l'idée de « gouvernance économique de l’euro » est incompatible avec l'indépendance de la Banque Centrale Européenne qu'ils ont votée;
- nulle réforme de la politique d'immigration n'est applicable, puisque depuis 2006, date d'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam, tous ses aspects, du contrôle aux frontières au droit d'asile, sont du seul ressors de la Commission ;
-le maintien des services publics en milieu rural est incompatible avec les directives de Bruxelles visant à interdire les monopoles, donc les services publics français ;
- toute forme de « préférence communautaire » est également inopérante, la France n'étant représentée à l'OMC que par un Commissaire tout entier dévoué au libre-échange généralisé .

La liste est longue. En réalité, tous les candidats mentent : ils font croire que la République française est souveraine, alors qu'elle ne l'est plus.

A cet énorme mensonge, qui transforme la campagne présidentielle en farce, seuls trois candidats échappent : Gérard Schivardi, candidat du Parti des Travailleurs qui, en demandant le retrait de l’Union, représente une gauche conséquente avec elle-même, Jean-Marie Le Pen, qui s'est depuis longtemps délivré des dogmes de Bruxelles, et le candidat de la souveraineté nationale Philippe de Villiers qui est, pour le système, le plus dangereux des trois, en ce que lui seul peut rassembler les patriotes de droite, de gauche, comme les Français attachés à la poursuite de l’œuvre du général de Gaulle, et espérer de gouverner un jour.

Sans doute est-il devenu impardonnable de croire en la possibilité pour la France de mener une politique propre : c’est pourquoi le système s’entend à marginaliser Philippe de Villiers par tous les moyens : par le pilonnage des sondages, dont chacun sait qu’ils sont sans cesse redressés (ainsi Jean-Marie Le Pen n’apparaît qu’à 6 ou 7% , scores doublés pour tenir compte de la surprise de 2002, alors que Philippe de Villiers n’était pas présent ; par la discrimination médiatique qui ne va pas sans une constante agressivité : c’est par exemple ce qu’a montré la journaliste Audrey Pulvar qui, lors de l’émission « Français, votez pour moi » qu’elle animait le lundi 5 mars sur la chaine de service public France 3 l’a par deux fois contredit tandis qu’il affirmait que des « sans papiers » bénéficiaient de l’Aide Médicale d’Etat. (Notons que, Marie Laure Augry, médiateur de la chaîne s’est borné à répondre aux lettres de protestations de nombreux téléspectateurs que, en effet M. de Villiers avait raison, ans s’excuser le moindrement, ni proposer un rectificatif public !).

Ainsi se déroule la campagne présidentielle, dans les mensonges, les manipulations, le parti-pris souvent éhonté des prétendus arbitres et… un certain désarroi des Français dont il semble que la grande majorité, à dix huit jours du vote, ne sait toujours pas avec certitude pour qui voter. Rien ne vaut donc la campagne « sur le terrain », rien ne vaut la parole pour faire valoir des vérités…

26 mars 2007

Merkel ignore le vote français!


20 mars 2007

Editorial de Paul Marie Couteaux

L'affaire EADS, qui désormais prend toute sa place dans la campagne présidentielle, est emblématique des cafouillages de la conception fusionnelle de l'Europe. Il est d'ailleurs stupéfiant que certains beaux esprits croientpouvoir ironiser sur la faillite de "l'Europe des coopérations" que proposent les souverainistes, lesquels citent en effet souvent en exemple Ariane et Airbus, alors que, depuis qu'Airbus a été absorbé par EADS, ce programme obéit à une toute autre logique, celle de la privatisation irréfléchie et de la fusion, qui, justement, dessaisissent les Etats.

Puisque beaucoup s'ingénient à brouiller les pistes, partons du plus simple : le programme Airbus a longtemps obéi à la logique de la coopération, coopération franco-allemande dont le pilier français était la firme Aérospatiale, regroupant d'anciennes entreprises françaises prestigieuses dont Sud Aviation et la majeure partie de Dassault Aviation. Certes, la coopération est inégalitaire puisque, depuis la seconde guerre mondiale, l'Allemagne n'a plus d'industrie aéronautique, à l'exception de la petite Dasa, appendice de la firme automobile Daimler-Chrysler, mais elle parvint à concurrencer la firme américaine Boeing qui, mis à part l'aéronautique française et russe, tendait à dominer seule le marché mondial.

Patatras ! En 1999, le gouvernement Jospin commet deux erreurs monumentales : en février (d'accord avec Jacques Chirac), il fait à Jean-Luc Lagardère un cadeau fastueux : en échange de l'apport de Matra Haute Technologie (MHT), celui-ci reçoit 31 % du capital de la nouvelle entreprise Aérospatiale-Matra - cela pour la somme très modique de 850 millions de francs, soit moins de 2 % du capital de la nouvelle entreprise. Spectaculaire désengagement de l'Etat, dans un domaine pourtant crucial !

En octobre de la même année, seconde erreur, dont le bénéficiaire sera cette fois le gouvernement allemand : le 13 octobre, l'Aérospatiale-Matra ainsi largement privatisée et la firme automobile allemande Daimler-Chrysler annoncent leur fusion pour former un nouveau groupe : European Aeronautic Defense and Space, EADS en abrégé. Curieusement son siège est installé ni en Allemagne ni en France, mais aux Pays-Bas ; elle est de droit hollandais et la langue de travail y sera l'anglais - ce dernier point a son importance parce qu'on s'apercevra que bien des incompréhensions qui suivront viendront du recours, passablement incertain chez certains techniciens, à cette langue tierce. Dernier cadeau, le gouvernement français accède à la demande allemande et fait passer 80 % du consortium franco-allemand Airbus Industrie dans la nouvelle entreprise.

On célébra partout la création de ce "grand pôle européen", à la seule exception de l'économiste Elie Cohen qui déclara sans ambages : "Le principal point fort de la spécialisation industrielle de la France qui était l'aéronautique est en train d'être bradé". Bradé, le mot n'est pas trop fort : s'étant dessaisi en deux temps de l'Aérospatiale, l'Etat français ne contrôlait plus que 15 % d'un "pôle européen" dont la France avait été par le savoir-faire comme par l'investissement le plus gros contributeur !

Si tant d'emplois n'étaient pas perdus (détail grinçant, ils le sont principalement en France), on s'amuserait de voir aujourd'hui nos vaillants politiques faire assaut de formules miracles comme si notre Etat, qui s'est de lui-même dessaisi savamment, était maître de l'affaire - le pompon étant accordé à notre chère amie Madame Laguiller, qui va jusqu'à proposer de nationaliser EADS comme si l'entreprise était française, alors qu'elle l'est d'autant moins que Lagardère se désengage et que, en fait de recapitalisation, rôdent les fonds de pension américains ou des fonds spéculatifs venus de la péninsule arabique... Pourquoi à ce compte, ne pas proposer de nationaliser Boeing ?

La leçon crève les yeux : on voit ici l'incroyable légèreté des oligarchies qui nous gouvernent, pour qui l'intérêt national compte beaucoup moins que les copinages, masqués derrière de ronflants propos sur l'Europe en marche. C'est bel et bien la conception fusionnelle et que les déboires d'EADS devraient condamner une fois pour toutes.

15 février 2007

Edito

 Edito de Paul-Marie Couteaux
Conseiller politique de Philippe de VILLIERS,

Député européen.
14 février 2007

Voici une petite histoire juridique, donc complexe ; mais il est impératif que chacun la comprenne bien.
Le protocole de Kyoto visant à limiter l'émission de gaz à effet de serre inspira à la Commission européenne une directive fixant aux Etats les cadres dans lesquels ils pouvaient transposer en droit national le fameux principe des quotas, les autorisant notamment à contrôler certains secteurs industriels plus que d'autres. C'est ainsi qu'un décret de 2005 vise l'industrie sidérurgique bien plus sévèrement que les industries du plastique et de l'aluminium. Première visée, la société Arcelor attaque alors le décret devant le Conseil d'Etat au nom du principe d'égalité. Ce jeudi 8 février, celui-ci rend son arrêt et, tout en estimant que le décret viole en effet le principe d'égalité, refuse de l'annuler, motif pris de ce que, s'il le faisait, il invaliderait la directive européenne elle-même.

Le Conseil d'Etat ne fait ainsi que prolonger sa jurisprudence ancienne (arrêt Nicolo) et suivre le Conseil constitutionnel qui, en juin 2004, avait refusé de juger la constitutionnalité d'une loi transposant elle aussi une directive européenne - cas de figure qui constitue désormais la majorité de notre droit. Autrement dit, toute norme européenne, même lorsqu'elle est transposée en droit national par le législateur (sous forme de loi) ou par le gouvernement (sous forme de décret), s'applique sans recours, fut-elle contraire à la Constitution et à des principes fondamentaux aussi établis que l'égalité devant le droit. Elle jouit ainsi ipso facto d'une sorte d'immunité juridique, phénomène absolument inconnu dans un Etat de droit, et jusqu'à présent réservé aux despotismes.

Or, ce coup de force est passé inaperçu. Seul le Professeur Dominique Rousseau s'est alarmé, dans un entretien accordé au Monde du 9 février, de ce que désormais aucun domaine "n'échappe au champ d'application du droit communautaire", affirmant même que "la Cour de Justice des Communautés européennes [a] vocation à devenir une Cour fédérale à l'américaine". Silence général de tous les partis politiques, y compris de ceux qui ont appelé à voter "non". Une fois de plus, Philippe de Villiers est le seul à soulever cette affaire. Elle est pourtant de taille : on se souvient que l'une des plus graves objections que nous faisions à la Constitution Giscard était son article 6 consacrant définitivement la primauté absolue du droit européen. L'arrêt du 8 février revient à le faire appliquer dans les faits. On peut dire sans exagérer que, par le droit, c'est un empire paradoxal qui s'installe, un empire par le droit, une sorte de dictature en robe.
Nous avions cru avoir gagné la partie contre la Constitution ; mais tout est à refaire ! En réalité, rien ne sera possible aussi longtemps que les Français ne confieront pas les affaires de l'Etat à des serviteurs du Bien commun capables de faire respecter politiquement la souveraineté de la nation. Tel est l'enjeu majeur des prochaines élections, et il y a fort à parier qu'il est présent dans l'esprit des oligarchies fédéralistes qui, pour se revancher du 29 mai, ont attendu les Français au tournant électoral pour placer à leur tête un chef et un parti qui diront "oui" à leur place. C'est ce que l'on appelle la relance de l'Europe. Or, on ne lance pas l'Europe comme une savonnette ou un ballon et, n'en déplaise à Mme Merkel et à ses affidés parisiens, on la relancera encore moins si c'est à la figure des peuples. L'Europe, il faut la refonder et pour cela lui donner un traité refondateur entièrement nouveau, respectant les nations et leurs forces propres - ce qui était l'inspiration du traité de Rome, vieux de cinquante ans en mars prochain et qu'il nous faut reprendre de bout en bout.

28 janvier 2007

Une trahison en préparation


envoyé par M-A-Y-U

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