30 juin 2007
Faut-il être homophile ?
Par Philippe Bilger, Avocat général à la Cour d’appel de Paris
"Le 17 mai était la Journée mondiale contre l'homophobie. Le même jour, une pétition a été lancée pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui a déjà recueilli les signatures de cinq Prix Nobel et d'artistes célèbres. Autant je crois à l'utilité de la seconde démarche qui dénonce un grand nombre d'Etats sanctionnant l'homosexualité (dont une dizaine avec la peine de mort), autant la première me semble plus discutable. Cette Journée mondiale est avalisée par une cinquantaine d'Etats cette année. J'éprouve pourtant comme un malaise devant une institutionnalisation internationale de la lutte contre l'homophobie. Je ne suis pas persuadé que des instances officielles aient la charge de dicter aux citoyens ce qu'ils doivent ressentir, penser, aimer dans le domaine de l'intimité. J'ai envie de m'ébrouer devant cette injonction qui, pour se couvrir d'un voile humaniste, n'est rien de plus qu'un impératif adressé à la liberté de chacun. Ainsi, comme l'homophobie est intolérable, serions-nous invités à devenir systématiquement homophiles ? N'a-t-on le choix qu'entre l'hostilité ou la complaisance ? Je n'ai envie ni d'adorer ni de haïr l'homosexualité. C'est juste un état de fait sur lequel j'ai le droit de discuter lorsqu'on prétend lui donner une place centrale dans la structuration de la société française, sans égard pour les facteurs d'équilibre que les pratiques majoritaires parce que naturelles ont su faire naître tout au long des siècles. Loin de moi l'idée de contester la nécessité d'une politique contre les violences causées aux homosexuels, contre les multiples discriminations dont ils sont victimes. La sévérité la plus grande doit être manifestée à l'encontre de tous ceux chez qui la haine ou le dégoût se traduisent par des comportements pénalement répréhensibles. A force de confondre la réflexion collective et la relation humaine au détail, je crains qu'on en vienne peu à peu - et cela s'inscrit dans un mouvement général préoccupant, qui prétend caporaliser ce qui relève de la liberté de chacun - à dénier à quiconque le droit d'apprécier ou non l'homosexuel, au motif que la communauté homosexuelle doit être flattée. La Journée internationale contre l'homophobie m'apparaît comme une énorme machine qui croit pouvoir de l'extérieur façonner les esprits, les goûts et les consciences. Cela ne regarde pas les Etats tant que des transgressions à la loi n'ont pas été perpétrées. Cette discussion n'est pas anodine car on sait par exemple que le député UMP Christian Vanneste a été condamné en vertu d'une loi réprimant l'homophobie, avec une motivation à mon sens sujette à caution. Un pourvoi en cassation a été formé. (…) Pour lutter contre l'homophobie, définie de manière si large que le moindre soupir de réserve pourrait être blâmé, on fabrique une obligation de fraternité en confiant cette mission aux Etats. Pour tout dire, il est lassant de s'entendre dicter une conduite qui ne regarde que vous. Ces grandes messes de la convivialité qui feignent d'oublier le poids des relations, des sympathies et des hostilités intimes dans le tissu quotidien de l'existence sont plus agaçantes qu'autre chose. Je ne suis pas homophobe. Homophile, seulement si je le décide."
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02 mai 2007
Sans commentaire

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27 mars 2007
L'homofolie de Nicolas Sarkozy
Interrogé dans Tetu, Nicolas Sarkozy s’est engagé à mettre en place une «union civile homosexuelle» devant « la mairie qui entraînera une égalité fiscale, sociale et patrimoniale totale avec les couples mariés ». Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour la création d’un statut du «beau parent», qui permettra au veuf homosexuel, en cas de décès de son partenaire, d’avoir des « droits (…) à l’égard de l’enfant » comme le « droit de garde ». Concernant l’homophobie,
"on ne doit rien tolérer en la matière (..) ni familiarité, ni injure, ni attitude".
Pour Nicolas Sarkozy, l’école est évidemment une arme contre l’homophobie, « tout ce qui peut être fait à l’école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai ». À propos des partenaires étrangers pacsés, il a fait valoir que l’Union Civile donnera les mêmes droits «que le mariage dans les rapports entre étrangers et Français».
Nicolas Sarkozy déclare qu’il a «toujours répondu favorablement aux demandes de l’association Act-Up» concernant les demandes d’étrangers homosexuels malades, avant d’ajouter que «si vous être persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile» !
Vu sur le salon beige
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19 mars 2007
Villiers, le seul candidat pour la VIE
| Jean-Marie Le Pen s'accomode du Pacs pour draguer les voix des pacsés |
Le président du Front national semble poursuivre, à l'instar de sa fille Marine Le Pen, sa démarche de séduction tous azimuts. Il a ainsi déclaré hier, jeudi 21 décembre à BFM, qu'il ne voyait pas «pas d'inconvénient» au Pacs, après avoir pendant près de 9 ans vilipendé le Pacs et les couples homosexuels. «Je ne vois pas beaucoup d'intérêt à cette formule, mais dans le fond, si elle permet à certaines personnes de se témoigner réciproquement de leurs intérêts matériels, je ne vois pas d'inconvénient.» Et d'ajouter: «Puisque cela porte ce nom-là, ça ne me gêne pas». Après avoir hurlé contre ce contrat lors des discussions parlementaires sur le Pacs, stigmatisé les couples homosexuels et demandé l'abrogation du Pacs, le leader du Front national change de position. On sait pourquoi: puisque près de 500.000 personnes sont pacsées, le FN doit se dire qu'il y a certainement des voix à aller pêcher chez elles.
Source: TETU
Le bilan de ces diverses déclarations est simple et sans appel: Un seul et unique candidat est le véritable défenseur de la vie et de la famille. Les autres se laissent aller aux concessions et à la soumission aux lobbys homosexuels...
En 2007 votez utile pour la VIE, votez Villiers.
09:20 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, avortement, homoparentalité, adoption, homosexualité, mpf, jpf lyon
13 mars 2007
La Cour de cassation annule le "mariage" de Bègles
L'avocat général avait conclu au rejet de leur pourvoi contre l'arrêt de la cour d'appel de Bordeaux qui avait annulé leur mariage.
"Selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme", a lu le président de la chambre avant de prononcer le rejet du pourvoi de Stéphane Charpin et Bertrand Charpentier.
Ils s'étaient mariés le 5 juin 2004 à Bègles, le député-maire Vert de la ville, Noël Mamère, ayant accepté de célébrer ainsi le premier, et à ce jour unique, mariage homosexuel en France.
"La Cour de cassation est généralement très frileuse. Elle ne précède jamais les avancées de la société", a commenté Me Caroline Mécary, avocate des mariés de Bègles qui assure que le "code civil ne dit rien de la définition du mariage".
Vendredi, l'avocat général, Marc Domingo, avait estimé lors de l'audience que le dernier mot sur cette évolution sociale appartenait au législateur et non pas au juge, qui outrepasserait, selon lui, sa mission. "Dans le cadre du débat présidentiel, il appartient aux candidats de prendre position pour que le mariage soit ouvert aux couples homosexuels", a ajouté l'avocate.
Noël Mamère a indiqué de son côté ne pas être étonné par la décision de la Cour de cassation mais "ne regrette pas une seconde un acte éminemment politique".
"Cet arrêt ne m'étonne pas. On ne pouvait pas s'attendre à ce que la Cour de cassation, en pleine campagne présidentielle, prenne le risque d'ouvrir le débat sur le mariage entre personnes de même sexe", a déclaré à l'AFP Noël Mamère.
"Les deux mariés vont saisir la Cour européenne des droits de l'homme. Je vais me battre avec eux pour que cette question soit présente dans le débat lors de la présidentielle et des législatives", a-t-il ajouté.
"En tant que maire de Bègles, je ne regrette pas une seconde un acte éminemment politique parce que j'ai ouvert le débat, parce que j'ai contribué, avec les Verts, à le faire avancer et parce que cette question qui était taboue figure aujourd'hui dans le programme électoral de la candidate socialiste et d'autres candidats de gauche à la présidentielle", a conclu Noël Mamère. (avec AP)
Source: Nouvel Obs
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19 janvier 2007
Vive la Vie
17:30 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 décembre 2006
"Défendre la famille, mon combat!"
Vous voulez inscrire dans la Constitution le mariage «comme l'alliance d'un homme et d'une femme». Pourquoi?
L'enjeu est de savoir si on va demain préserver l'équilibre de la société et aménager les conditions de sa survie. Par définition, les couples homosexuels ne peuvent pas être géniteurs. Comment la société pourrait-t-elle s'en remettre à un pacte qui n'assure pas sa survie? Cela serait un suicide collectif. Je ne l'imagine pas, je ne l'accepte pas. Mon devoir est de le dire haut et fort. L'homme politique n'est pas là pour apporter les bonheurs privés, il est là pour épargner les grands malheurs publics.
Pourquoi avez-vous des positions si arrêtées?
Nous sommes devant un choix vital. Soit la société bascule dans le «mariage homosexuel» qui induit l'adoption, et c'est la fin de tous nos tissus de protection et d'entraide. Soit la société, tout en laissant à chacun le choix de vivre comme il veut, continue de faire reposer son équilibre sur le couple famille/filiation, c'est-à-dire sur l'hétérosexualité. La société française, malgré toutes ses blessures, conservera et préservera ainsi les principes de sa survie, comme la stabilité et les sécurités affectives fondamentales.
Vous revenez souvent sur ce point …
Le mariage est une institution qui a pour vocation première la protection de l'enfant. Pour dire les choses très simplement, je pense que pour un enfant, il vaut mieux avoir un père et une mère que deux pères ou deux mères.
Aujourd'hui, on a le sentiment que la famille est un terrain difficile pour les acteurs politiques. Qu'en pensez-vous ?
Je constate, et c'est un drame pour notre pays, que toute référence à la politique familiale, à la défense de la vie, et finalement à tout ce qui concerne les cellules civiques fondamentales, est devenue le grand tabou de la société médiatique et de la société politique. Quiconque se dit hostile au «mariage homosexuel» prend le risque d'être un jour ou l'autre suspecté d'homophobie.
Le clivage droite/gauche veut-il encore dire quelque chose sur des sujets aussi vitaux ?
Hélas plus rien. Sur la question du «mariage homosexuel», les candidats sont tous sur la même ligne: soit le «mariage homosexuel», soit le CUC (Contrat d'union civique). Ce n'est qu'une question de tempo. La droite va moins vite, mais sur le même chemin que la gauche. Je pense que nous touchons à des questions essentielles qui sont supérieures au clivage politique traditionnel.
Un ordre métapolitique ?
Exactement. Nous ne sommes plus dans l'ordre du politique mais du métapolitique. Il faut s'élever à un niveau supérieur pour accéder à la sphère de ce que sont les principes élémentaires d'organisation d'une société.
63 % des maires de gauche se déclarent défavorables au «mariage homosexuel». Ils sont en porte-à-faux avec le programme officiel de leur parti. Il y a quand même des hommes de bonne volonté, non ?
Il faut imaginer un maire rural ceint de son écharpe tricolore qui accueille un couple homosexuel dans le cadre du CUC... Il est évident qu'un maire qui a du bon sens sent bien que cette parodie de cérémonie correspond à un basculement dans le vide. Nous sommes très au-delà des étiquettes partisanes, car nous atteignons la zone dangereuse où s'enracinent à la fois le physique et le métaphysique.
Aujourd'hui, beaucoup pensent que si on ne prend pas le «train de l'Histoire», on passe pour un ringard. Est-ce que vous, Philippe de Villiers, pouvez l'arrêter ?
Aucun peuple n'est forcé par l'Histoire de se précipiter dans l'abîme. Je constate qu'il y a souvent un va-et-vient entre des pulsions de vie et des pulsions de mort. Notre pays vit actuellement une décomposition progressive de ses repères fondamentaux. On défend en permanence la vie végétale et animale, c'est très bien, mais le seul animal dont personne ne veut défendre la vie, c'est le petit homme.
En même temps, l'homosexualité existe. Peut-on mettre de côté cette réalité sociale quand on est un homme politique ?
L'homme politique a deux missions: respecter la liberté de chacun, qui est garantie dans notre pays, et instaurer dans notre édifice juridique, une préférence pour le mariage hétérosexuel. Il en va de la survie de la société.
Je suis en désaccord avec la position que François Bayrou exprimait dans vos colonnes récemment qui propose simplement de suivre les «courants dominants».
Que pensez-vous alors de l'attitude de Nicolas Sarkozy ?
Elle est inadmissible et hypocrite. Il propose un Contrat d'union civique avec les mêmes droits pour les couples homosexuels et hétérosexuels, et la possibilité d'une cérémonie à la mairie. Peut-on m'expliquer la différence entre le «mariage homosexuel» et ce CUC? Il n'y en a aucune. Il n'y a que le nom qui change.
Quant à l'adoption, il ne peut pas y avoir demain de «mariage homosexuel» sans l'adoption. Car si la loi crée le droit au «mariage homosexuel», c'est la jurisprudence française ou européenne qui, partant du «mariage homosexuel», imposera l'extension des mêmes droits pour les couples homosexuels et hétérosexuels.
C'est reculer pour mieux sauter ?
C'est tromper les Français, en faisant croire à un faux-semblant. Il faut dire les choses clairement. Le premier stade a été le PACS, le deuxième stade est le «mariage homosexuel», le troisième sera celui de l'homoparentalité.
Mais comment gérer une France de plus en plus «plurielle» ?
Il y a aujourd'hui une urgence métapolitique qui est de préserver le mariage hétérosexuel avec ses avantages fiscaux, patrimoniaux et juridiques. La deuxième urgence est éducative. Il faut faire en sorte que les jeunes gens de notre pays ne considèrent pas l'homosexualité comme tout aussi naturelle que l'hétérosexualité.
Que proposez-vous ?
Je propose d'instaurer un revenu parental d'éducation de 1000 € mensuels. En tant que président du Conseil général de la Vendée, je constate qu'une assistante maternelle qui s'occupe de trois enfants pendant la journée touche un revenu pour cela, alors qu'une mère de famille qui élève ses enfants ne reçoit pas de rémunération. La situation est donc la suivante, en France: une mère de famille est rémunérée pour s'occuper d'enfants, à condition que ce ne soit pas les siens!
Je suis aussi favorable à la suppression des droits de succession. Celui qui travaille doit pouvoir transmettre. Asseoir la société sur la famille, c'est asseoir la société sur la transmission au sens des valeurs culturelles, spirituelles et des biens matériels. Enfin, je veux créer un prêt pour l'accession à la propriété à taux zéro.
Aujourd'hui, la famille ne semble pas être un thème très populaire...
Je pense exactement le contraire. Mais, malheureusement, dès qu'une autorité religieuse, politique ou scientifique s'exprime sur ces sujets, elle est immédiatement disqualifiée. Il y a dans notre société un antichristianisme primaire qui se développe. Je me battrai jusqu'au bout pour imposer mes idées, étant persuadé qu'elles sont aujourd'hui majoritaires dans le pays.
08:53 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note